Bonus : extrait de Noël coupé au montage

Au boulot, Chômette traite de l’emploi et de son contraire, le chômage. Aussi, ont été écartés de la version d’origine tous les passages s’éloignant du sujet. Aujourd’hui, je vous en offre un !

Dimanche 4 décembre : enfin Noël !

Dans vingt-et-un jours, le seul moment qui fait que j’aime l’hiver arrive. Lire la joie sur le visage de ma fille n’a pas de prix, et tant pis s’il a fallu dépenser toute ma paye de chômette pour cela. En ces temps difficiles, j’ai besoin de me ressourcer auprès de mes proches. La cohésion familiale est capitale, elle est source de stabilité. Nous irons passer Noël en famille.

Maintenant que ce point est éclairci, il en reste un autre, capital : qu’acheter ? C’est chaque année la même galère ! Ma fille a tout, jouestiquement parlant (je sais que ce mot n’existe pas, mais je ne vois pas par quoi le remplacer). Ce bon vieux Père Noël n’a pas à se fatiguer, je vais tout lui apporter sur un plateau ; enfin, quand j’aurai de quoi remplir sa hotte, car pour l’instant, j’ai beau passer des heures sur Internet, je ne suis pas convaincue.

De plus, je suis une maman dite « nature » (à ne pas confondre avec Mère Nature, surtout celle de la publicité pour une célèbre marque de tampons, car cela n’a rien à voir), et les mères à tendance bio / écolo ont leurs critères pour les jouets : du bois non traité, peinture à l’eau, pas de métaux lourds, et surtout, par pitié, pas de plastique. Alors, c’est quoi une « maman nature » ? C’est une mère qui élève son enfant de la manière la plus saine qui soit, en fonction des informations qu’elle détient à l’heure actuelle en tout cas.

Je rigolais souvent de la manière dont mes grands-mères préparaient leurs « potions » anti-maladie, lavaient leurs sols carrelés au vinaigre blanc, nettoyaient leurs réfrigérateurs au citron et usaient à n’en plus finir de ce produit miracle : le bicarbonate de soude…  Je ne le fais plus. C’est elles qui avaient raison. Dans le combat « Remèdes de Mémés versus Produits Chimiques », les mamies sont déclarées vainqueur par KO, leurs recettes ont fait leur preuve face aux saletés issues du pétrole.

J’ai été victime moi aussi du petit écran, lobotomisée par les jingles accrocheurs, conditionnée pour acheter des articles artificiels aux prix prohibitifs. En fait, un savon bien connu du sud de la France fait aussi bien qu’eux, garantit les mêmes résultats, coûte beaucoup moins cher et n’est pas abrasif… Mais chut, faisons comme si personne ne savait à qui profite l’industrie du chimique. Je vais encore me faire des ennemis, mais à la limite, au point où j’en suis, soyez gentils, prenez un numéro dans la file des mécontents…

Comme 70% de la population, vous ne savez même pas que cela existe, une maman « nature ». Vous vous vous demandez quel est ce curieux mode de portage en écharpe, d’où sortent ces couches qui se lavent et ces potions magiques pour les fesses des bébés. C’est la révolution anachronique, on recherche dans le passé les méthodes du futur, celles qui ont fait leurs preuves, sans composant, ni additif artificiel. Comme dit ma fille de quatre ans : « Le bio, c’est mieux que le chimique ». Elle n’est pas formatée, elle a juste une maman qui lui explique les répercussions de toutes les aberrations que l’on nous fait manger.

Vous n’êtes pas convaincus ? Faites-moi plaisir, prenez n’importe quel emballage de boîte de gâteaux pour enfants, vos propres petits, et jurez-moi que vous ne voyez pas « huile de palme » dans la liste des ingrédients… J’en étais sûre… C’est le pilier de tous nos problèmes : on nous fait avaler des choses inavouables, après tout qu’y connaissons-nous ? Nous ne sommes pas chimistes. Présenté comme cela, c’est un peu léger comme raisonnement, mais aspartame, phénoxyéthanol, éther de glycol et les fameux parabens ont envahi notre quotidien. Il est temps d’en parler, au nom de tous les gâteaux avalés par nos bambins…

Quant aux couches lavables, on me regarde avec des yeux énormes quand j’en parle… « Quoi ? Mais pourquoi ? Cela t’amuse de nettoyer sans arrêt, comme si tu ne lavais pas déjà assez… » Ma réponse est sèche, indiscutable : « Je préfère laver des couches sales, mais exemptes de produits toxiques pour les parties génitales de mon bébé, que de jeter des langes classiques souillés et remplis de composants aux noms barbares dont les plus petites particules s’enfoncent discrètement là où il ne faut pas. » C’est vrai, quoi… Vous laisseriez des molécules dangereuses se balader dans vos parties intimes, vous ? Bien sûr que non.

Sur ce, je vais coucher ma fille sur sa housse de drap en coton biologique, avec son doudou bio et sa tétine sans bisphénol, en prenant soin de lui enlever ses chaussons en cuir, tout cela sous le regard médusé de son papa-pas-bio qui laisse faire, convaincu que sa Chômette adorée a peut-être un peu raison…

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Crédit photo : A. Boisseau, Carrefour Mérignac
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